Particuliers ou entreprises, les employeurs ont des obligations

Les femmes de ménage, les baby-sitters et les jardiniers ont également le droit de percevoir leur salaire même s’ils ne peuvent assurer leur service en raison des mesures de distanciation sociale.

«Le travail domestique est un travail comme un autre», rappellent l’Entraide protestante et la section vaudoise du syndicat Unia dans un communiqué commun. «Les ménages qui emploient des travailleuses et travailleurs domestiques sont soumis au même cadre que tout autre emploi: lorsque l’activité s’interrompt pour des raisons liées à l’épidémie en cours, l’employeur ou l’employeuse doit poursuivre le versement du salaire», préviennent les deux organisations qui craignent que «les travailleuses et travailleurs de l’économie domestique, presque toujours salariés à l’heure et parmi les plus précarisés, fassent les frais d’une crise sanitaire qui touche tout le monde». L’EPER et Unia enfoncent le clou: «Maintenir le salaire est une obligation, pas une option!» Dans leur communiqué, les deux mouvements rappellent également d’autres obligations qui s’appliquent à tous les employeurs, même s’il s’agit de particuliers: verser le salaire d’un employé malade, mettre en place des mesures pour protéger sa santé, etc. Par ailleurs, les organisations appellent les pouvoirs publics à mettre en place un fonds d’urgence pour les personnes qui n’ont pas accès aux aides publiques, à rappeler à tous les employeurs qu’ils ont des obligations ainsi qu’à accélérer la régularisation de ceux qui travaillent dans notre pays depuis des années. 

L’entraide protestante s’engage depuis plusieurs années en faveur des employé·e·s de l’économie domestique. Dans le canton de Vaud, c’est l’EPER qui gère Chèques-emploi, service qui permet aux particuliers de facilement déclarer leurs employés.