Typo et erreurs courantes

Majuscule à église

Le bâtiment église prend une minuscule alors que la communauté et l'institution Église prend une majuscule. Donc le clocher de l’église, mais le pasteur de l’Église. (Guide du typographe §224)

Majuscule pour les peuplades minuscules pour les adeptes d’une doctrine

Suisse, Vaudois, Lausannois, etc. prennent une majuscule quand il s’agit de substantifs (minuscule s’il s’agit d’adjectifs). Par contre, musulmans, chrétiens, catholiques, protestant, communistes, etc. qui sont des adeptes d’une doctrine restent en bas de casse. On dira donc les Vaudois de Lausanne et les vaudois du Piémont.

Quand on parle du conflit israélo-palestinien, rien n’est simple! En règle générale, on s’en sort en se disant que quand on parle des Juifs d’Israël, on met une majuscule, mais ceux de la diaspora prennent une minuscule. En effet, Juif et Israélien évoquent des ethnies. De même, on dit les Druzes ou les Coptes.

Ce qui nous amène à une petite digression pour en arriver à la position de la rédaction quant à la question très débattue «comment évoquer des gens par la couleur de leur peau?» Ce sera noir et blanc, sans majuscule en ce qui nous concerne. 

Majuscule pour les fêtes, minuscule pour les temps liturgiques

Impossible de trouver cette règle dans le Guide du typographe, mais plusieurs sources concordent (en particulier l’éditeur Druide): les fêtes prennent une majuscule, pas les temps liturgiques. Donc Noël, Pâques, Yom Kippour, Aïd-Al-Adha... mais carême, ramadan, avent... Une règle que ne connaît visiblement pas l’organisation «Action de Carême». 

Évangélique rime avec moustique, pas avec philatéliste!

L’adjectif qui désigne certaines Églises protestantes libres est bien évangélique avec un -ique à la fin et non un -iste. Il en va de même pour l’adjectif substantivé. C’est du moins comme cela que les fidèles de ce mouvement se qualifient eux-mêmes. Évangéliste pourra par contre désigner Mathieu, Marc, Luc et Jean, les auteurs des récits bibliques de la vie de Jésus (les Évangiles) ou alors une personne qui est financée par une Église pour transmettre sa foi. 

Le prosélyte ne pratique pas le prosélytisme

Selon Le Robert, un prosélyte désigne un «nouveau converti à une religion quelconque» et par extension une «personne récemment gagnée à une doctrine, un parti, une nouveauté». Ce mot ne désigne donc pas celui qui pratique le prosélytisme, mais le fruit de ce travail de conviction.