Eglises / 24 mai 2013 - 08:10

La paroisse de Moutier est dans le rouge

CentreSornetan - copieFace à un déficit de 250 000 francs, la paroisse de Moutier tire la sonnette d’alarme. Elle demande une révision des contributions paroissiales au conseil synodal jurassien (CSJ). Cette requête sera traitée lors du synode de l’arrondissement du Jura, ce samedi 25 mai.

Par Laurence Villoz

«La paroisse de Moutier (BE)* a effectué de grosses dépenses lors de la rénovation de sa maison paroissiale», explique Philippe Paroz, président du CSJ et docteur en microbiologie. Face à un déficit de 250 000 francs pour le budget 2013, elle a émis une motion au sujet des contributions paroissiales, qui sera traitée lors du synode samedi 25 mai au centre de Sornetan (BE) (photo ci-dessus).

Elle exige que le CSJ «revoie à la baisse ses prétentions vis-à-vis des paroisses» et «imagine un nouveau mode de perception qui ne tiendrait plus seulement compte de l’impôt paroissial** perçu, lié à la commune, mais aussi de leur situation financière».

ProtestInter / 24 mai 2013 - 07:45

Le singulier rapport de Wagner à la religion

(epd - ProtestInter) Toute sa vie, Richard Wagner a travaillé sans relâche sur le christianisme. Certains estiment même que le compositeur, enclin à la folie des grandeurs, voulait jeter les bases d’une véritable religion de l’art.

«Le pêcheur d’âmes», titrait récemment un hebdomadaire à propos de Richard Wagner. Deux siècles après sa naissance le 22 mai 1813, les esprits sont toujours divisés à propos du célèbre compositeur et de son étrange conception de l’art et de la religion.

Friedrich Nietzsche s’était attaqué avec hargne à la vénération quasi religieuse dont Wagner faisait l’objet déjà de son vivant: «Si Wagner a pu devenir un rédempteur, qui nous délivrera de cette rédemption? Qui nous délivrera de ce rédempteur?»

Même aujourd’hui, ceux qui veulent comprendre le compositeur s’engagent sur un terrain dangereux. Les mondes de Wagner, ce sont à la fois des sables mouvants émotionnels, un labyrinthe idéologique, une hypnose musicale, le purgatoire et le paradis.

Wagner exerce toujours et encore un fort effet de polarisation: adoré comme un dieu pour sa musique, considéré comme le diable pour ses écrits théoriques et son antisémitisme. Un génie au caractère ambigu, toujours au bord de la folie des grandeurs. Sa maxime «Le monde me doit ce dont j’ai besoin!» est passée dans le langage courant.

Caboussat AUne nouvelle collection pour «comprendre le christianisme et avancer en spiritualité» vient d'être lancée. A l'origine? La maison d'édition Cabédita avec le théologien Daniel Marguerat à la tête de le collection. Rencontre avec Eric Caboussat (photo), l'éditeur, dans la campagne vaudoise, à Bière.

Eric Caboussat, l'oeil vif et le verbe rapide, prévoit de sortir six livres par an destinés à un large public. Cette collection reprend indirectement le flambeau des Editions du Moulin, car elle arrive sur le marché au moment où Bernard Gilléron, largement âgé de plus de 80 ans, va mettre la clé sous la porte. Sans véritable repreneur, il a toutefois transféré ses titres et le fichier de ses auteurs à Cabédita.

«Bernard Gilléron a réussi à faire paraître des ouvrages homogènes (ndlr: petit format, pagination réduite) et s'est battu pour que ses livres soient accessibles à des non-professionnels, traquant tous les termes techniques, avait expliqué Daniel Marguerat dans un article précédent. Et cela avec des moyens publicitaires pratiquement nuls!»

Le pasteur vaudois a pourtant réussi à écouler quelques titres à plus de 10 000 exemplaires. Certains d'entre eux vont être republiés par Cabédita, comme «Un admirable christianisme», de Daniel Marguerat. Ce livre fait partie de la première fournée de la nouvelle collection avec «Dieu et l'argent» (nouveau), toujours de Daniel Marguerat et «Quel Dieu pour tant de souffrance?» (nouveau) d'Yvan Bourquin.

(eppn - ProtestInter) Le Zimbabwe et dans d'autres pays d'Afrique se préparent à voter ces prochains mois. Les Églises du continent se sont récemment penchées sur leur rôle dans la consolidation de la gouvernance démocratique et des processus électoraux.

Une cinquantaine de représentants d'Églises, d'organisations œcuméniques et d'organisations de la société civile se sont réunis du 15 au 17 mai à l'occasion d'une conférence qui s'est tenue à Harare (Zimbabwe), sur le thème «gouvernance démocratique et réformes électorales en Afrique». La conférence était organisée sous l'égide de la Commission des Églises pour les affaires internationales (CEAI) du Conseil œcuménique des Églises (COE).

Dans le sillage de l'adoption d'une nouvelle Constitution au Zimbabwe, les responsables d'Église ont martelé que la stabilité était essentielle pour qu'un gouvernement puisse se concentrer sur le développement et la relance économique.

Dans son discours d'ouverture, l'évêque Ishmael Mukuwanda, président du Conseil des Églises du Zimbabwe, a examiné comment les Églises pouvaient faire en sorte que les élections disposent d'un environnement adéquat pour se dérouler dans des conditions libres, démocratiques et crédibles. Il estime que les Églises en ont la capacité «étant donné que les chrétiens représentent environ 80% de la population du pays.»

Chronique / 22 mai 2013 - 08:00

La tombe du poète de l’Islam

rumi

Je suis à l’aéroport de Konya, une ville turque d’un peu plus d’un million d’habitants située environ à 470 km au sud-est d’Istanbul. Konya ne se trouve pas forcément sur les circuits touristiques classiques; on y vient un peu par accident, souvent parce que l’on traverse la Turquie en voiture.

Par Muriel Schmid

Pour ma part, une conférence organisée par l’une des universités de la ville m’y a amenée, l’Université de Necmettin Erbakan, fondée il y a à peine 3 ans mais qui attire un nombre grandissant d’étudiants. Le thème de la conférence: religion et paix, un sujet plutôt vaste!

La HaineL’Entraide Protestante Suisse (EPER) et l’Union Patronale Suisse (UPS) lancent une campagne pour lutter contre la discrimination au travail. Les deux organisations mettent le doigt sur le gaspillage de talents et de compétences parmi les jeunes étrangers, les plus de 55 ans et les femmes. (Photo tirée du film "La haine")

Par Céline Latscha, Berne

Quelque 60'000 collaboratrices et collaborateurs de plus de 140 pays travaillent à la Poste, a rappelé Yves-André Jeandupeux, responsable du personnel à la Poste Suisse mardi devant la presse à Berne. Cette entreprise helvétique comme une dizaine d'autres font figure d'élèves modèles en matière de bonnes pratiques pour la promotion de l’égalité des chances dans la brochure que viennent de publier l’EPER et l’UPS.

© 2013 Protestinfo | création site :