Genève/Francfort-sur-le-Main (epd - ProtestInter) Quatre ans avant le Jubilé pour les 500 ans de la Réforme, luthériens et catholiques s'efforcent de se rapprocher. Le document œcuménique «Du conflit à la communion», rendu public lundi à Genève, a pour objet de faciliter une réflexion commune sur la Réforme. Les deux parties reconnaissent leurs torts dans la rupture de l’unité de l’Église au 16e siècle.

Le texte ne changera rien à la pratique des Églises, c’est-à-dire à la séparation eucharistique. Il s’agit en outre d’un document qui ne concerne que les luthériens et les catholiques romains, excluant dans une large mesure les autres traditions issues de la Réforme. Le texte a été préparé par la Commission luthéro-catholique romaine sur l’unité, sur mandat de la Fédération luthérienne mondiale (FLM) et du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens (CPPUC).

Le document, présenté lundi à Genève par le pasteur Martin Junge, secrétaire général de la FLM, l’évêque Munib Younan, président de la FLM, et le cardinal de curie Kurt Koch, «ministre de l’œcuménisme» du Vatican, a suscité des échos divers. Alors que certains saluent en lui un progrès de l’œcuménisme, d’autres mettent en garde contre un rapprochement exagéré des luthériens avec l’Église catholique.

Dans quatre ans, on célébrera le 500e anniversaire du légendaire affichage des thèses de Martin Luther (1483-1546) à Wittenberg. Jusqu’ici, l’Église catholique romaine a fait preuve d’une grande réserve à l’égard du Jubilé de la Réforme, laissant entendre que la division de l’Église n’est pas un événement qui se célèbre.

En fait, les commémorations des siècles précédents furent marquées par de violentes polémiques entre les deux parties, comme le document «Du conflit à la communion» ne manque pas de le rappeler. Les protestants avaient alors affirmé la supériorité de leur propre conception de la foi, alors que les catholiques accusaient les chrétiens protestants d’avoir abandonné la vraie Église.

Genève (epd – ProtestInter) Un groupe d’experts luthériens et catholiques a travaillé trois ans sur le document de près de 100 pages publié dans la perspective du Jubilé 2017 de la Réforme. Ce texte situe la Réforme dans une dimension mondiale et place dans une «nouvelle perspective» le réformateur Martin Luther. (Encadré*)

Cinq «impératifs œcuméniques» terminent l’ouvrage. Le premier énonce que les luthériens et les catholiques devraient toujours et d’abord commencer par distinguer ce qu’ils ont en commun.

Le président de la FLM Munib Younan a souligné en particulier que le document distingue le baptême comme la base commune de l’Église. «C’est le baptême qui nous unit», relève l’évêque palestinien. Selon le secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale Martin Junge, le document «Du conflit à la communion» donnera une impulsion nouvelle à la collaboration mondiale entre les Églises.

L’évêque de l’Église évangélique luthérienne du Wurtemberg Frank Otfried July a signalé toutefois à l’agence epd (Evangelischer Pressedienst) que le document «Du conflit à la communion» n’est pas un document doctrinal. Il faut le voir comme un jalon sur notre route. Pour atteindre le but de l’unité de l’Église, il reste «bien du chemin à faire».

Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, est revenu aussi sur la douloureuse histoire des luthériens et des catholiques: «Nous déplorons ce que nous nous sommes mutuellement infligé», a-t-il déclaré en se référant aux guerres de religion telles que la guerre de Trente ans, ou à «l’image polémique de Martin Luther» donnée par les catholiques autrefois. Mais il a affirmé clairement qu’on doit pouvoir mentionner aussi «explicitement sans restriction les aspects négatifs de la vie et de l’action de Martin Luther».

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Les directions de la RTS, du Centre Catholique de Radio et Télévision (CCRT) et de Médias-pro (Conférence des Eglises Réformées Romandes) ont signé le 18 juin à Lausanne une nouvelle convention tripartite de partenariat. Elle redéfinit les conditions de collaboration pour la production des émissions religieuses sur les chaînes de service public et répartit plus clairement les prestations des partenaires. (Photo*: © RTS/Charly Rappo)

Cette collaboration est une particularité romande. «La SRG SSR respecte les sensibilités des différentes régions linguistiques. Berne ne dicte pas une couverture standard du fait religieux», a précisé Michel Kocher, directeur de Médias-pro. Cette collaboration a débuté il y a 90 ans, le 18 mai 1923, date de la première transmission hertzienne d'un culte au studio de l'aérodrome de Cointrin.

Istanbul bisA Istanbul pour quelques jours, ma première destination fut Gezi Park pour y visiter le campement d’Occupying Istanbul. Après les dernières images télévisées des manifestations, je m’attends à un quartier démoli ressemblant à un grand terrain vague.

Par Muriel Schmid, Istanbul

Mais Gezi Park (photo: US. DAILY NEWS) a des airs de camping et de foire aux idées: des tentes partout, mais aussi des tables et des stands, des gens qui discutent, fument, boivent du thé et informent les passants. Cet endroit est devenu la dernière attraction touristique de la ville.

Femmedemenage - bisCréés pour régulariser la situation des employés de maisons, le système des chèques emploi est utilisé par près de 13'000 ménages privés, en Suisse romande. Une masse salariale de 65 millions de francs a été déclarée l’an dernier aux assurances sociales.

«Ce système correspond véritablement à une demande des ménages privés qui veulent être en règle avec les assurances sociales et désirent garantir une protection à leurs employés», explique Philippe Pierret, responsable des chèques emploi pour le canton de Fribourg. 

Que ce soit pour des tâches ménagères, des travaux de jardinage où des gardes d’enfants à domicile, déclarer son employé peut «éviter des situations dramatiques», annonce la coordination romande des chèques emploi.

(epnn - ProtestInter) Ce n’est pas seulement au Nigéria que des groupes fondamentalistes tels que Boko Haram portent atteinte à la paix sociale. Ce type d’extrémisme islamique pourrait aussi menacer d’autres pays d’Afrique noire, comme la Tanzanie, la «Genève de l’Afrique». Plusieurs délégués africains au Synode missionnaire international de mission 21 à Saint-Gall estiment ainsi que la coexistence pacifique en Afrique est menacée.

«Jusqu’ici, la Tanzanie était surnommée la ‘Genève de l’Afrique’. Maintenant, la paix est menacée par des fondamentalistes islamiques venus de l’étranger», explique Nosigwe Buya, pasteur responsable de l’Église morave de Tanzanie (Église de Herrnhut), au Synode missionnaire de mission 21 réuni à Saint-Gall. Avant lui, son collègue nigérian a parlé des violences continuelles exercées par le groupe islamiste Boko Haram. Le parlement international de l’institution missionnaire évangélique réformée vient de tenir ses assises en Suisse orientale, sur l’invitation de l’Église évangélique réformée du canton de Saint-Gall.

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