19 Juillet 2001 - 16:59
Le pasteur vaudois Jean-Paul Perrin commence par relever le paradoxe de la terminologie. « Baptême laïc ne veut pas dire grand chose, parce que le mot possède une indéniable connotation religieuse. » L’ancien président du Conseil synodal vaudois rappelle ensuite en souriant que ce sacrement fait débat depuis 2000 ans. « Certains estiment qu’il s’agit de juger de la pureté des convictions de ceux qui demandent un baptême. D’autres, qu’une Eglise existe là où la parole de Dieu est prêchée. Pour ma part, il ne s’agit de toute manière pas d’un élément obligatoire de la foi chrétienne, mais du rite d’entrée dans la vie. »
Un pasteur doit-il refuser de baptiser l’enfant de parents visiblement non croyants ? « Je crois que cette question demeure plutôt du côté de la conception pastorale que de la théologie fondamentale. Les refus existent, mais sont extrêmement rares. Il me paraît préférable de dialoguer, d’éviter d’exiger des promesses de la part des parents. »
19 Juillet 2001 - 16:57
Rare sinon unique en Suisse romande : la petite Camille de Marsens (FR) a reçu une bénédiction républicaine dans le nord de la France. Pour ses parents, qui réclament des alternatives laïques aux cérémonies religieuses, être athée ne devrait pas priver l’enfant d’un rite d’entrée dans la société. Simple provocation ou lancement d’un débat de fond ?
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19 Juillet 2001 - 12:34
Le ballet du Conseil oecuménique des Eglises (COE) «Paix dans la ville »s’est produitla semaine passée à l'occasion de manifestations organisées par les Eglises à Denver, New York et Selinsgrove en Pennsylvanie. Le spectacle, créé à Rio de Janeiro, exprime par le mouvement et par la voix les efforts des groupes qui, à travers le monde, cherchent à bâtir une culture de la paix. Basée sur la campagne Paix dans la ville organisée par le COE en 1997-1998, le ballet est une contribution à la Décennie oecuménique « vaincre la violence » (2001-2010). Il s'inspire des récits de la campagne et donne une expression artistique au combat mené à l'échelon mondial contre la violence. L'oeuvre est interprétée par la compagnie Marcia Milhazes Dança Contemporânea, par le Trio Aquarius et par la soprano Juliana Franco.
18 Juillet 2001 - 13:04
Plus de 100 participants venus de toute l'Europe sont attendus à Sarajevo du 12 au 16 septembre, pour une conférence sur le thème "Chrétiens et Musulmans en Europe: responsabilité commune et engagement religieux dans une société pluraliste". L'événement organisé conjointement par la Conférence des Églises européennes (KEK) et le Conseil des Conférences Épiscopales d'Europe (CCEE), réunira des représentants de toutes les familles religieusespour discuter des défis à relever en Europe dans l'actuelle société plurielle et séculière. L'étude du problème des relations entre chrétiens et musulmans ne sera pas limité spécifiquement au contexte de l'Europe du Sud-Est, elle abordera également les questions centrales relatives à la cohabitation des communautés religieuses dans toute l'Europe. Les organisateurs aimeraient que cette rencontre marque le début d'un processus de guérison des mémoires collectives des communautés religieuses - après 1400 ans d'histoire qui aura été caractérisée plus par la violence et la guerre que par la tolérance et la compréhension.
18 Juillet 2001 - 10:47
Traducteur de la Bible, du Nouveau Testament et du Coran, André Chouraqui est inlassablement retourné aux sources des 3 monothéismes pour en éclairer les mythes et tenter de libérer les textes du sens acquis qu’ils n’avaient pas forcément à l’époque où ils furent écrits. Dans son dernier ouvrage, « Mon testament, le feu de l’alliance », il nous livre la synthèse d’un parcours humain, intellectuel et spirituel qu’a toujours sous-tendu un formidable désir de paix et de dialogue. Notes de lecture.
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18 Juillet 2001 - 09:48
Pour Philippe Lévy, président de Transparency Switzerland, la corruption agit comme un impôt sur les plus pauvres. Lors de la conférence publique qu’il a donnée au centre international de Caux lors des Rencontres Internationales de juillet sur le thème « mondialiser la responsabilité, délier les coeurs », le chef de l’ONG qui combat la corruption, a considéré que «les agissements sans éthique fonctionnent comme un impôt invisible, augmentant les coûts des affaires et injustement plaçant ce surcoût sur ceux qui peuvent le moins les supporter.» Les coûts de la corruption et de la criminalité s’élèvent à 1'500 milliards de dollars par an, selon une estimation du FMI. «Nous sommes tous des victimes du comportement sans éthique, en tant que contribuables, consommateurs, producteurs, actionnaires, mais aussi comme citoyens de pays qui bafouent les droits humanitaires, sans institutions démocratiques efficaces,» a analysé M. Lévy. Il a déploré que jusqu'à tout dernièrement, les gouvernements n'aient pas pris au sérieux ces problèmes. Dans la plupart de nos pays, des pots de vins à des fonctionnaires étrangers étaient non seulement admis mais souvent déductibles des impôts.
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