Les Alcooliques anonymes (AA) viennent de célébrer leurs 75 ans. Cette méthode permet à des milliers de personnes à travers le monde de ne plus boire sur le long terme. Elle s'adresse aussi aux proches des alcooliques qu'elle considère comme des co-dépendants. Jacques Besson, spécialiste de l'addiction au CHUV à Lausanne, donne son expertise tandis qu'un co-dépendant témoigne.
Tania Buri - ProtestInfo: Vous suivez une thérapie chez les AA pour co-dépendance alors que c'est votre partenaire qui a un problème d'alcool et de toxicomanie. Pourquoi?
Claude*: Lorsque mon partenaire s'est remis à boire après quinze ans de sobriété (initialement parce qu'il pensait avoir "passé le cap" et être suffisamment différent de la personne qu'il avait été à l'âge de 25 ans), j'ai passé quelques mois d'angoisse à ne pas savoir comment me positionner, en spectateur impuissant d'un crescendo très rapide de consommation d'alcool, de cannabis et de cocaïne.


