A Neuchâtel, les services funèbres ne sont plus considérés d'intérêt public par l'Etat. Fragiles financièrement, les Eglises du canton réagissent. A Genève, l'Eglise protestante fait connaître le coût de ses prestations depuis 2003 déjà. De quoi crier à la privatisation des services ecclésiastiques ? Enquête.
Par Samuel Ramuz
Un défunt enterré sans autre forme de cérémonie : c'est l'image sombre que les Eglises neuchâteloises envoyaient à la population du canton fin septembre. A l'origine, la récente décision du Conseil d'Etat de ne plus reconnaître les services funèbres comme des prestations « d'intérêt général ». Des tractations sont en cours, mais le coût des cérémonies d'enterrement pourrait revenir aux trois Eglises reconnues par la Constitution. Et dans certains cas, in fine, aux familles des défunts.



