Anne Nivat, reporter de guerre, couvre les zones les plus dangereuses du monde. Elle veut montrer ce qui se passe dans des conflits oubliés. Son dernier ouvrage* dévoile la face caché de la guerre afghane. Interview.
Par Vincent Volet, Bonne Nouvelle
Bonne Nouvelle: Comment êtes-vous devenue reporter de guerre?
Anne Nivat: Cela n’a pas été vraiment un choix. J’ai étudié en Russie, pays dont j’étais spécialiste à mes débuts. Je me suis rendue en Tchétchénie en 1999, pour une enquête sur le terrain. J’étais sur place quand les combats ont commencé. Cela a été ma première guerre. Je ne l’avais pas décidé. En fait, je suis devenue prisonnière de cette guerre, au sens propre et figuré. J’aime les gens, plonger dans leur vie et raconter leur histoire. Un tel événement se produisait sous mes yeux, je l’ai relaté.



