03 Octobre 2011 07:59 Tania Buri
SociétéLes 29 et 30 septembre 2011 correspondent dans le calendrier hébraïque, à Rosh Hashana, fête du nouvel an et anniversaire de la création du monde. Dès lors commence une période de pénitence de dix jours qui doit s’achever le 8 octobre avec Yom Kippour, la fête du Grand Pardon.
Par Anne-Sylvie Mariéthoz, de retour de Tel-Aviv
Même à Tel-Aviv, autoproclamée «ville qui ne dort jamais» et qui se compare volontiers à New York, tout s’arrête déjà à la veille de la fête de Rosh Hashana. Dès la tombée de la nuit, il devient pratiquement impossible de trouver un restaurant ouvert et les rares taxis sont pris d’assaut.
Contrairement à notre Saint-Sylvestre, le Nouvel an juif est une célébration empreinte d’une certaine gravité, que l’on vit plutôt en famille. Et c’est du reste le sens de cette fête, que de marquer un temps de pause, pour faire le point sur l’année écoulée. Les journaux y vont tous de leur bilan annuel et chacun est invité à faire de même.
Le chofar, la corne de bélier, retentit pour réveiller les consciences et appeler au recueillement. La sonnerie du chofar est liée à de nombreux moments forts de l’histoire du peuple juif, notamment le «sacrifice» d’Isaac (Gen. 22), la révélation du Sinaï (Ex. 19), la victoire sur Jéricho (Jos. 6), le retour des exilés (Es. 27), et constitue l’un des principaux rites qui accompagnent la célébration de Rosh Hashana. Mais pour le sage Maïmonide (1138-1204), l’un des importants penseurs du judaïsme, le son du chofar est à interpréter en cette occasion comme un appel au repentir et à l’introspection (Mishné Torah, Loi du Chofar 1:1)
Dix jours après le début de Rosh Hashana, la période de pénitence culmine et s’achève le jour de Yom Kippour. Cette fête considérée comme la plus solennelle du calendrier juif, rappelle le jour où Moïse est descendu du mont Sinaï avec les nouvelles Tables de la Loi, après avoir obtenu le pardon en faveur de son peuple, suite au péché de l’adoration du veau d’or.
Appelée aussi shabbat des shabbat, cette fête correspond à un jour de jeûne, où personne ne travaille. Même les plus laïcs des Israéliens n’osent se soustraire à la règle de ce jour chômé, où aucun véhicule motorisé n’est censé circuler. Le visiteur non averti sera surpris par le silence assourdissant qui envahit les rues….rompu à la tombée de la nuit par un repas festif, en signe de réconciliation.
Le calendrier grégorien est utilisé par les communautés juives du monde entier comme calendrier civil, y compris en Israël. Le calendrier hébraïque sert par contre à calculer les dates des fêtes religieuses. Ce dernier fait remonter la date de la création du monde au 7 octobre de l’an 3761 avant J.C., selon le calendrier grégorien. Cette date est calculée en utilisant toutes celles qui sont citées dans la Torah, pour remonter de génération en génération jusqu’à Adam.
Le calendrier hébraïque est un calendrier luni-solaire (basé sur le cycle annuel du soleil et composé de mois lunaires). La date du nouvel-an juif, fixée aux 1er et 2ème jours du mois de tichri dans le calendrier hébraïque, varie dans le calendrier grégorien, mais se situe toujours entre le 5 septembre et le 5 octobre.
Des vitraux de Hans Erni à Martigny : un reportage de ProtestInfo pour Faut pas Croire.
Rappel: l'article de ProtestInfo.

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