22 Juillet 2011 06:41 Tania Buri
OecuménismeLoèche-les-Bains - Un mois tout juste après l’inauguration du nouveau centre paroissial, la communauté réformée de Loèche-les-Bains peut à nouveau entendre sonner les cloches.
Par le "Walliser Bote"
Si vous êtes de ceux qui voient dans un clocher le symbole de la puissance religieuse, soyez rassurés. Sur le toit de l'Hôtel de Ville, on a installé une simple construction pour y placer les cloches en disposition horizontale.
Sur ces trois grosses cloches, des inscriptions rappellent les trois vertus chrétiennes: la foi, l’espérance et l’amour. Pourtant, la communauté protestante de Bäderdorf a dû apprendre la patience. Une fois toutes les questions architecturales et juridiques réglées, le pasteur Beat Abegglen se réjouit d’autant plus que l’on puisse « de nouveau entendre les cloches ».
Même ceux et celles dont le repos serait troublé par la sonnerie des cloches peuvent se rassurer. Le pasteur insiste pour dire qu’elles « sonnent chaque dimanche matin pour appeler les membres de la communauté à venir au culte. »
La paroisse réformée avait dû abandonner, au bout de 35 ans, son centre paroissial familier qui portait le nom de « Thomas Platter », et depuis elle était en quête d’un nouveau lieu. Plusieurs projets ont été abandonnés jusqu’au moment où les recherches ont abouti à l'Hôtel de Ville. Dans l’intervalle, la paroisse avait trouvé asile dans la salle du centre paroissial catholique.
Leander Ruffiner, sacristain de la paroisse catholique de Loèches-les-Bains, le confirme : « Nous savons bien vivre les uns à côté des autres et, mieux encore, les uns avec les autres. » Exemple réjouissant qui montre qu’en dépit de la diversité confessionnelle les échanges et la collaboration sont possibles. Les hôtes et les habitants de ce lieu touristique peuvent en profiter.
Beat Abegglen a trouvé l’image qui convient : « Les catholiques et nous, réformés, nous sommes comme des frères et sœurs dans une famille. Chacun a besoin d’avoir sa chambre où s’isoler un peu. » Et cependant, il faut pouvoir discuter, voire se quereller en toute tranquillité. « Seulement, on n’est pas obligé de le crier sur les toits », dit le pasteur en riant. (408 mots/RR)
Des vitraux de Hans Erni à Martigny : un reportage de ProtestInfo pour Faut pas Croire.
Rappel: l'article de ProtestInfo.

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