08 Mars 2011 11:02 Tania Buri
MouvementDes milliers de femmes d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient sont descendues dans la rue ces dernières semaines. En Egypte en particulier, elles se sont battues pour plus de libertés et pour la fin de la répression. Malgré cela, les femmes et leurs problèmes spécifiques ont disparu des écrans de télévision.
A l'occasion du 100e anniversaire de la journée internationale des femmes, Amnesty International souhaite donner la parole aux femmes égyptiennes, a indiqué l'organisation dans un communiqué. L'organisation luttant pour les droits humains demande également à la Suisse de s'engager en leur faveur.
1911 : un million de femmes dans les rues
Il y a 100 ans, plus d'un million de femmes descendaient dans les rues de toute l'Europe pour exiger l'égalité de traitement et la fin de la discrimination. L'accès au travail, le droit de vote et la participation à l'élaboration du futur politique de leurs pays figuraient parmi leurs revendications les plus importantes. Ce fut la première journée internationale de la femme.
Le mois dernier, des milliers de femmes sont descendues dans la rue au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. En Égypte en particulier, elles se sont jointes aux hommes pour exiger la fin de la répression et l'adoption de réformes fondamentales. Elles ont de bonnes raisons pour le faire puisque, au cours des dernières décennies, elles ont non seulement subi la répression étatique mais elles ont en plus souffert de lois discriminatoires et d'une inégalité entre les sexes profondément enracinée dans les esprits.
Ces femmes ont déjà disparu des écrans de TV
Ces femmes ont déjà disparu des écrans de télévision et, par conséquence, de notre champ de vision. C'est ainsi qu'en Egypte, la Commission nationale mise en place pour rédiger une nouvelle constitution est exclusivement composée d'hommes. «La mise à l'écart des femmes depuis la fin des manifestations est inacceptable», a déclaré Stella Jegher, responsable de questions de genre et membre de la direction de la Section suisse d'Amnesty International.
«Il est temps que les femmes se voient accorder les mêmes droits que les hommes, par exemple par rapport au mariage, à la famille ou encore à la participation aux procédures électorales. Il manque également des lois spécifiques qui puissent assurer aux femmes une protection efficace contre la violence», a-t-elle poursuivi.
Amnesty International demande à la Suisse d'agir
Amnesty International exige que les femmes soient partie prenante à la mise en place du futur de leur pays. «Cela signifie qu'elles doivent pouvoir dès aujourd'hui s'asseoir à la table de négociations, avant que les hommes ne décident une fois de plus de leur avenir», a ajouté Stella Jegher.
«La Suisse doit également s'engager en leur faveur. Notre pays a toujours placé les droits des femmes dans les priorités de sa politique étrangère, il doit maintenant faire en sorte que le changement devienne une réalité pour les femmes également et s'assurer que leurs intérêts ne soient pas, une fois de plus, laissés pour compte», a souligné Mme Jegher.
Des vitraux de Hans Erni à Martigny : un reportage de ProtestInfo pour Faut pas Croire.
Rappel: l'article de ProtestInfo.

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