Parallèlement, les 34 paroisses traditionnelles continuent à vivre. Mais là, les choses semblent plus difficiles. Le nombre de personnes qui se rendent aux cultes continue de décliner, à l'inverse de la moyenne d'âge qui grimpe. Les pasteurs ont de la peine à trouver des bénévoles comme à motiver les jeunes à suivre le catéchisme avant la confirmation.
Malgré de bonnes nouvelles, les finances restent un point délicat pour l'EPG. Elle enregistre un bénéfice de 2,5 millions de francs sur un budget de quelque 13 millions pour la période 2008-2009. Ce qui permet à l'EPG d'augmenter ses fonds propres.
Mais ce bon résultat trouve principalement son origine dans la vente du temple de la Roseraie. Si l'on soustrait le produit de cette vente, l'EPG enregistre un déficit de près de 758 000 francs, imputable à une baisse des contributions ecclésiastiques et des dons, car les dépenses de leur côté sont maîtrisées et conformes au budget, selon le communiqué.
Ignorance des Genevois
La situation est qualifiée de critique, mais pas de catastrophique, estime Michel Wellhäuser, responsable des finances de l'EPG. A ce stade, il est nécessaire de rester vigilant pour éviter coûte que coûte de glisser à nouveau dans les chiffres rouges.
A Genève, l'Eglise est séparée de l'Etat: l'EPG vit donc des contributions de ses membres et de dons. Les montants versés sont régulièrement insuffisants pour couvrir les frais engagés par l'Eglise. Sur les 80 000 personnes, inscrites comme protestantes dans le canton de Genève, seules 10 000 d'entre elles versent leurs contributions. Et la moyenne d'âge des contributeurs est de 60 ans et plus.
La plupart des protestants genevois ne savent pas comment est financée l'EPG. Dans un sondage récent, les trois quart des personnes qui y ont répondu pensent que les pasteurs genevois sont payés par l'Etat. Et les campagnes de récolte de fonds, menées deux fois par année, n'y ont jusqu'ici rien changé. (traduction TB)

